La soif de l’indicible – Raul Cañibano
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Lorsque l’on découvre les photographies de Raul Cañibano, on peut être subjugué par ce qu’elles nous donnent à voir. Que se passe-t-il donc dans ces images ? Leur sous-jacente nature surréaliste, la part d’ombre, leur structure interne, l’incongruité des sujets, tout dans ces images nous renvoie à l’étrangeté du monde. Plus de doute alors, le réel peut-être magique, quand il est ausculté par l’œil vif et acéré de ce photographe.
Son regard s’est formé et exercé dans la rue qui fait prendre aux choses et aux gens une vie aléatoire et biscornue. De ce fait, le regard de Raul Cañibano a du mal à percevoir le réel sous un seul angle, dans un seul plan et une seule durée. Complexes, ces images développent une existence propre et singulière et elles ne peuvent être rangées dans une catégorie ou dans une autre.
À la fois documentaires, anecdotiques, flexibles et surréelles, nous avons finalement affaire à des êtres autonomes et qui, plus que toutes autres représentations bidimensionnelles, nous regardent.
Du fond de la rue et du fond des campagnes surgissent des situations et des instants où nous pénétrons d’autres univers, souvent fantasmagoriques, parfois cauchemaresques. La traversée du tableau est complète et nous ne sommes pas loin des mondes oniriques, baroques et picturaux dressés par Emir Kusturica, David Lynch ou Peter Greenaway.
Biographie
Il travaille sur la rue et le monde rural cubain, captant des situations parfois onirique où l’être humain devient un icone souvent mystérieux qui ne dit pas tout sur ce qu’il est. Regards indéchiffrables, voiles, masques, contrejours,… le photographe exprime les doutes que porte l’image à rendre compte de l’identité.
Il produit une forme de documentaire lyrique et énigmatique, laissant une grande place à l’interprétation du spectateur.
Primé et célébré par de nombreuse instance nationale il est l’un des plus prometteurs photographes de sa génération. Remarqué par Alejandro Castellote, il figure dans son anthologie de la photographie latino-américaine « Mapas Abiertos » ouvrage de référence, publié en 2003.
Conditions de location de l’exposition :
- Présentation : 30 tirages noir et blanc , dans des cadres de 50×70 cm noir.
- Exposition livrée avec ou sans les cadres.
- Tarif (TTC): Par mois : 2200 €, La quinzaine : 1200 €
- Le transport sera à la charge du loueur.
- Déplacement et hébergement pour deux personnes (l’auteur et son représentant).
